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« Piège » ou sacrifice de masse ? La terrible déclaration de l’armée malienne qui scandalise le pays

  • Writer: La redaction du Journal
    La redaction du Journal
  • Jul 15
  • 2 min read

Par la rédaction


Une onde de choc traverse le Mali. Alors que le pays panse encore ses plaies après la vague d'attaques coordonnées du 25 avril dernier, une sortie officielle du chef d’État-major général des armées, le général de division Jean E. Dako, vient de mettre le feu aux poudres. Ce que l'armée présente comme une "stratégie de haut vol" est aujourd'hui vécu par la population comme une trahison historique.

C’est une phrase qui ne passe pas. Lors d’une récente prise de parole, le général Jean E. Dako a affirmé que l’armée avait délibérément « tendu un piège » aux groupes armés rebelles le 25 avril dernier. Ce jour-là, ces derniers pénétraient avec fracas dans plusieurs villes clés du pays, de Kidal à Gao, en passant par Sévaré, Kati et jusqu’au cœur de la capitale, Bamako.


Mais pour l'opinion publique malienne, le coût de ce « piège » est tout simplement intolérable.


Un bilan humain terrifiant pour une « stratégie » contestée

L’onde de choc est d’autant plus violente que ces attaques simultanées ont laissé le pays exsangue. Le bilan, d’une gravité sans précédent, hante encore les esprits :


Des centaines de morts parmi les civils et les soldats, envoyés au front.


Des centaines de militaires faits prisonniers par les groupes armés.


Le sommet de l'État décapité : la mort brutale et hautement symbolique du ministre de la Défense, Sadio Camara, lors de ces événements.


« Nos militaires ont-ils été envoyés à la boucherie pour neutraliser seulement quelques rebelles ? » s'interrogent aujourd'hui, indignés, de nombreux Maliens.


Le sacrifice de Sadio Camara en question

Dans les rues de Bamako comme sur les réseaux sociaux, la colère gronde et les questions fusent. Si l’état-major savait, pourquoi avoir laissé une telle tragédie se produire ?


La thèse du sacrifice délibéré commence à s’imposer dans le débat public. Pour une grande partie de la population, la pilule est amère : le ministre de la Défense Sadio Camara, figure centrale de l'appareil sécuritaire, aurait-il été sacrifié par ses propres hommes ? Et surtout, pour quel résultat réel sur le terrain, alors que les rebelles ont pu pénétrer Kidal ?


Face à cette indignation nationale qui ne cesse de croître, le commandement militaire se retrouve aujourd'hui au pied du mur, contraint de s'expliquer sur une stratégie militaire dont le coût humain semble disproportionné.

 
 
 

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